Dans certains cas, il peut être pertinent de limiter l’accès. Lorsqu’un contenu représente un fort levier d’autorité ou d’acquisition, par exemple pour un article technique détaillé comme « Comment sortir de Wix quand le domaine, les courriels et les DNS sont pris en otage », l’objectif est souvent d’attirer l’utilisateur vers son propre site. On souhaite que l’expertise soit consultée à la source, générant visibilité, notoriété, liens entrants et opportunités d’affaires. Si ce contenu est simplement synthétisé dans une réponse d’IA sans citation ni redirection, la valeur stratégique diminue.
À l’inverse, dans d’autres contextes, il devient avantageux de rendre l’information aussi accessible et structurée que possible. Lorsqu’il s’agit d’être recommandé pour une recherche de produit, de service, d’activité locale ou d’itinéraire, on veut que les moteurs et agents conversationnels disposent d’un maximum de signaux clairs pour nous identifier comme option pertinente.
La réflexion stratégique doit donc précéder l’optimisation :
Le GEO ne consiste pas à tout ouvrir ni à tout bloquer, il consiste à choisir intelligemment.
Les modèles d’IA ont été entraînés sur d’immenses volumes de contenus publics : articles de presse, billets de blogue, forums, comparatifs, études de cas, critiques, signalements de problèmes, discussions techniques, etc.
Tous ces textes combinés produisent une représentation statistique de l’entreprise. Ce n’est pas une opinion formulée consciemment, mais une synthèse issue de la récurrence des signaux présents dans les contenus publics. En résumé, l’IA ne « pense » pas une opinion. Elle reflète la tendance générale des contenus disponibles sur le web à propos d’une entreprise.
Le problème : cette perception reflète principalement le passé. Si une entreprise a connu une controverse importante il y a cinq ans, si elle a changé de direction, amélioré son service ou transformé son positionnement, cette évolution n’est pas toujours pleinement intégrée dans la représentation du modèle.
Autrement dit, la réputation perçue par une IA peut être historique plutôt que actuelle.
Dans la majorité des cas, les réponses générées ne reposent pas sur des avis clients en temps réel ni sur des données actualisées au moment précis de la requête. Elles s’appuient sur la base d’entraînement du modèle, qui ne reflète pas nécessairement les développements récents.
Pour obtenir une information actualisée, il faut forcer une recherche web en formulant la demande avec un marqueur temporel :
Or, dans la pratique, la plupart des utilisateurs ne précisent pas ce contexte temporel dans leurs recherches.
Résultat : les recommandations ou évaluations générées par l’IA correspondent souvent à une moyenne historique perçue, plutôt qu’à une photographie précise de la situation actuelle.
Le premier facteur est le positionnement global de l’organisation; Ancienneté, part de marché estimée, présence géographique, type de clientèle desservie : tout cela contribue à définir son profil.
Une entreprise active depuis 15 ans, avec des clients récurrents de niveau entreprise et une présence dans plusieurs marchés, n’envoie pas le même signal qu’une startup de 18 mois encore en phase d’exploration.
La maturité organisationnelle, la stabilité et la clarté du positionnement influencent fortement la probabilité d’être recommandée pour des mandats structurants ou à plus haut risque.
Les recommandations s’appuient également sur des preuves tierces.
Les certifications reconnues (ISO, SOC 2, partenariats officiels avec Google ou Microsoft), les classements sectoriels (Gartner, G2, Clutch, Forrester), les prix reçus ou encore une couverture médiatique crédible sont des signaux forts.
Ces éléments jouent un rôle clé parce qu’ils confirment qu’une entité indépendante a évalué ou reconnu l’entreprise. Dans un environnement algorithmique, ce type de validation pèse lourd.
La simple note moyenne ne suffit pas. Ce qui compte réellement, c’est la cohérence et la profondeur des avis.
On analyse :
Des avis argumentés, structurés et crédibles ont beaucoup plus de poids que des commentaires courts et génériques.
Les signaux négatifs ont un impact disproportionné.
Des litiges, une mauvaise presse répétée ou des controverses deviennent des marqueurs persistants dans l’écosystème informationnel. Même si la situation s’améliore par la suite, ces éléments peuvent continuer d’influencer la perception générale.
Dans un contexte de recommandation automatisée, les signaux négatifs répétés réduisent significativement la probabilité d’être suggérés, surtout lorsque des alternatives perçues comme plus stables existent.
En résumé, la recommandation n’est jamais aléatoire. Elle reflète un ensemble de signaux: maturité, reconnaissance externe, qualité perçue et absence de risques majeurs.
Les mentions externes sont le signal le plus fort
Si l’on souhaite être recommandé, il faut donc travailler ces signaux qui, dans le fond, sont les mêmes que ceux qu’un décideur humain analyserait avant de choisir un fournisseur!
Les mentions externes sont des signaux extrêmement puissants et souvent les plus déterminants mais elles ne sont pas directement maîtrisables.
En revanche, la qualité, la structure et la clarté du contenu publié sur votre site relèvent entièrement de votre responsabilité.
Le contenu générique de marque a peu de valeur dans un contexte GEO où ce qui est exploitable par l’IA, ce n’est pas le discours marketing, mais l’information utile. Ce qui fonctionne, ce sont les contenus qui répondent clairement à une question réelle.
Privilégiez des formats utiles et concrets :
Un article doit idéalement répondre à une intention précise plutôt que de simplement renforcer l’image de marque.
Les FAQ sont particulièrement efficaces si elles sont rédigées dans le langage réel des utilisateurs.
Formulez les questions exactement comme elles sont posées :
Puis répondez de manière directe, factuelle et sans détour :
Plus la réponse est claire, plus elle est exploitable par un moteur ou un agent conversationnel.
Évitez les discours purement promotionnels.
Incluez des comparaisons transparentes avec des alternatives ou des concurrents lorsque pertinent. Mentionnez explicitement ce qui vous distingue : expertise spécifique, méthodologie, marché ciblé, profondeur technique, structure de prix, etc.
Les IA valorisent les contenus informatifs et équilibrés plus que les affirmations marketing vagues.
1. Données structurées et lisibilité sémantique
L’information doit être organisée de façon rigoureuse : titres clairs, sections logiques, données structurées (Schema.org), balisage approprié. À ce niveau là, la stratégie ne change pas! Ce sont les fondations essentielles d’un bon SEO.
Les données structurées ne servent pas uniquement à Google. Elles facilitent aussi la compréhension sémantique du contenu par les IA.
2. Le fichier llms.txt : rendre son contenu digérable par les agents
Une autre approche émergente consiste à inclure un fichier llms.txt à la racine du site. Ce fichier permet de structurer et résumer le contenu pertinent d’un site sans artifices marketing, dans un format facilement interprétable par les agents. On peut y inclure :
Le standard est documenté sur https://llmstxt.org, et certains répertoires permettent déjà de consulter des exemples concrets. Le site https://llmstxt.site répertorie des fichiers llms.txt réels, ce qui constitue une excellente source d’inspiration pour structurer et élaborer le sien.
À chaque étape, le discours est le même : « Tout change. Il faut tout revoir. »
En réalité, le SEO évolue, mais ses fondements ne changent pas.
À chaque évolution que j’ai traversée, le principe est resté le même: les tactiques changent, mais la qualité, la clarté et la confiance demeurent les vrais leviers.
Voici les évolutions que j’ai traversées dont je me rappel (il y en a surement d’autre, c’est ma perception)
L’ère de l’IA ne fait pas exception.
Les moteurs comme les IA cherchent des sources claires, crédibles, structurées et utiles.
Optimiser pour l’IA ne signifie pas manipuler un nouvel algorithme. Cela signifie renforcer ce qui aurait toujours dû être solide : une expertise démontrée, un contenu qui répond réellement aux questions, des signaux de confiance externes et une information bien organisée.
Les tactiques évoluent. Les interfaces changent. Les formats se transforment… Mais le levier le plus durable reste le même : faire preuve de rigueur, de transparence et de cohérence stratégique.
En SEO comme en GEO, le gros bon sens demeure l’optimisation la plus rentable.
Jean-Francois Labelle
COO, Co-Fondateur
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